Lexique de la menuiserie : les parties d'une porte en bois
Dormant, vantail, doublage, penture, tenon : le menuisier a un mot pour chaque pièce. Voici ceux que nous employons à l'atelier, avec huit esquisses éclatées, des portes au portail, de la table au meuble et jusqu'à la bille de bois : touchez une pièce, sa définition s'affiche.
Une porte d'entrée, pièce par pièce.
- 1DormantCadre fixe, scellé ou vissé dans la maçonnerie, contre lequel la porte vient se fermer. Il porte les gonds ou les paumelles et la gâche de la serrure. Sur une porte d'entrée, le dormant est en bois massif, souvent dans la même essence que la porte.
- 2Seuil (ou pièce d'appui)Partie basse de l'ouverture, en pierre ou en bois, sur laquelle la porte se ferme. Il est légèrement incliné vers l'extérieur pour rejeter l'eau.
- 3GondAxe en fer coudé, scellé dans la maçonnerie ou vissé dans le dormant, sur lequel tourne la penture. On dégonde une porte en la soulevant.
- 4DoublageSecond rang de lames fixé sur la face intérieure d'une porte à lames, souvent croisé avec le premier : lames verticales à l'extérieur, lames horizontales à l'intérieur, cloués ensemble à l'ancienne. Le doublage rend la porte plus rigide, plus isolante, et lui donne deux visages.
- 5LamePlanche étroite et longue, assemblée à ses voisines, en général par rainure et languette. Une porte à lames est faite de lames verticales ou horizontales, sur des barres ou sur un doublage.
- 6Clou forgéClou à tête martelée à la main. Sur une porte doublée, il traverse les deux rangs de lames ; sa pointe est traditionnellement rabattue côté intérieur pour serrer les deux épaisseurs. Ses rangées dessinent le décor de la porte.
- 7Rejet d'eau (ou jet d'eau)Pièce moulurée fixée au bas de la face extérieure d'une porte d'entrée, qui éloigne l'eau de pluie du seuil et protège le bas du vantail.
- 8PentureLongue bande de fer fixée sur le vantail, terminée par un œil qui tourne autour du gond. Visible sur la face, elle tient la porte et la décore ; en fer forgé, son extrémité est souvent travaillée.
- 9Entrée de cléPlaque de métal percée qui encadre le trou de la serrure et protège le bois autour.
- 10HeurtoirAnneau ou marteau de fer fixé sur la face extérieure d'une porte d'entrée, qui sert à frapper. Il est aujourd'hui surtout décoratif.
Porte d'entrée à lames doublées
La porte d'entrée traditionnelle en vieux bois, vue de l'extérieur, toutes pièces écartées : le dormant fixé dans le mur et ses gonds, le doublage en lames horizontales côté maison, le parement en lames verticales côté rue, puis les clous et les ferrures forgées, chacun sorti de sa place. Les pointillés montrent où chaque pièce se fixe.
Touchez ou survolez une pièce du dessin : sa définition s'affiche ici.
À panneaux, ou à lames et écharpe.
- 1MontantPièce verticale d'un bâti. Le montant de ferrage porte les gonds ou les paumelles ; le montant de serrure, de l'autre côté, reçoit la serrure et la poignée.
- 2TraversePièce horizontale assemblée entre deux montants : traverse haute, traverse intermédiaire (ou traverse de serrure) et traverse basse, en général la plus large pour résister aux chocs et à l'humidité du sol.
- 3TenonPartie amincie au bout d'une pièce de bois, taillée pour entrer exactement dans une mortaise. C'est l'assemblage des traverses dans les montants.
- 4MortaiseCavité rectangulaire creusée dans une pièce pour recevoir un tenon. Tenon et mortaise forment l'assemblage le plus courant de la menuiserie traditionnelle.
- 5Rainure et languetteLa rainure est une entaille longue et étroite creusée dans le chant d'une pièce ; la languette est la partie saillante de la pièce voisine, qui s'y emboîte. Les lames d'une porte ou d'un plancher s'assemblent ainsi.
- 6PanneauRemplissage d'une porte à bâti, logé dans les rainures des montants et des traverses sans y être collé, pour que le bois puisse jouer avec les saisons sans fendre.
- 7Plate-bandeBord aminci en biseau d'un panneau, qui lui permet d'entrer dans la rainure du bâti et donne à la porte son relief. On parle de panneau à plate-bande.
- 8ChevillePetite tige de bois dur enfoncée à travers un tenon et sa mortaise. Elle bloque l'assemblage sans colle ; sa tête reste visible sur la face.
- 9Serrure à larderSerrure encastrée dans l'épaisseur du montant de serrure : seuls la têtière, la poignée et l'entrée de clé restent visibles.
- 10PaumelleCharnière en deux parties, l'une sur le dormant, l'autre sur le vantail, réunies par un axe. Plus discrète qu'une penture, elle sert surtout aux portes d'intérieur.
Porte à panneaux
Une porte d'intérieur à bâti : les montants sont écartés pour montrer les tenons, les mortaises et la rainure qui tient les panneaux.
Touchez ou survolez une pièce du dessin : sa définition s'affiche ici.
- 1LamePlanche étroite et longue, assemblée à ses voisines, en général par rainure et languette. Une porte à lames est faite de lames verticales ou horizontales, sur des barres ou sur un doublage.
- 2BarreTraverse clouée ou vissée en travers des lames d'une porte sans bâti (porte de cave, portillon, volet). Une porte en a deux ou trois.
- 3ÉcharpePièce oblique placée entre deux barres, qui forme le Z d'une porte à lames et l'empêche de s'affaisser. Elle part du bas, côté gonds, et monte vers le côté de la serrure.
- 4PentureLongue bande de fer fixée sur le vantail, terminée par un œil qui tourne autour du gond. Visible sur la face, elle tient la porte et la décore ; en fer forgé, son extrémité est souvent travaillée.
- 5LoquetFermeture simple : une barre de fer pivotante qui retombe dans un crochet fixé sur le dormant. On le soulève avec le pouce ou une poignée.
- 6GondAxe en fer coudé, scellé dans la maçonnerie ou vissé dans le dormant, sur lequel tourne la penture. On dégonde une porte en la soulevant.
- 7Clou forgéClou à tête martelée à la main. Sur une porte doublée, il traverse les deux rangs de lames ; sa pointe est traditionnellement rabattue côté intérieur pour serrer les deux épaisseurs. Ses rangées dessinent le décor de la porte.
Porte à lames, barres et écharpe
La porte sans bâti des caves, des celliers et des portillons, vue de l'intérieur : les lames tiennent sur deux barres et une écharpe en Z.
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Une baie et sa porte
- 1LinteauPièce horizontale, en pierre, en bois ou en acier, qui porte la maçonnerie au-dessus d'une ouverture.
- 2Tableau et ébrasementCôtés de l'ouverture dans l'épaisseur du mur. Quand ils s'évasent vers l'intérieur, on parle d'ébrasement. La porte se mesure tableau à tableau.
- 3Seuil (ou pièce d'appui)Partie basse de l'ouverture, en pierre ou en bois, sur laquelle la porte se ferme. Il est légèrement incliné vers l'extérieur pour rejeter l'eau.
- 4DormantCadre fixe, scellé ou vissé dans la maçonnerie, contre lequel la porte vient se fermer. Il porte les gonds ou les paumelles et la gâche de la serrure. Sur une porte d'entrée, le dormant est en bois massif, souvent dans la même essence que la porte.
- 5FeuillureEntaille en angle droit le long d'une pièce. Celle du dormant arrête la porte quand elle se ferme et coupe le passage de l'air.
- 6ImpostePartie fixe au-dessus d'une porte, vitrée, grillagée ou pleine, souvent cintrée. Elle fait entrer la lumière quand la porte est fermée.
- 7Châssis vitréPartie vitrée d'une porte, tenue dans un cadre de bois. Il peut occuper le haut du vantail, ou tout le vantail, protégé ou non par une grille.
- 8Vantail (ou ouvrant)Partie mobile de la porte, qui pivote ou coulisse. Une porte à deux vantaux s'ouvre en deux parties ; l'une est souvent tenue fermée par des verrous et ne s'ouvre que pour passer un meuble.
Une baie et sa porte
L'ouverture dans le mur, avec son linteau, ses tableaux et son seuil, puis le dormant à feuillure, l'imposte vitrée et le vantail à châssis vitré, sortis un à un vers l'avant.
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Portail battant à deux vantaux
- 1PilierPoteau de maçonnerie ou de bois de chaque côté d'un portail, dans lequel sont scellés les gonds.
- 2GondAxe en fer coudé, scellé dans la maçonnerie ou vissé dans le dormant, sur lequel tourne la penture. On dégonde une porte en la soulevant.
- 3Vantail (ou ouvrant)Partie mobile de la porte, qui pivote ou coulisse. Une porte à deux vantaux s'ouvre en deux parties ; l'une est souvent tenue fermée par des verrous et ne s'ouvre que pour passer un meuble.
- 4BarreTraverse clouée ou vissée en travers des lames d'une porte sans bâti (porte de cave, portillon, volet). Une porte en a deux ou trois.
- 5ÉcharpePièce oblique placée entre deux barres, qui forme le Z d'une porte à lames et l'empêche de s'affaisser. Elle part du bas, côté gonds, et monte vers le côté de la serrure.
- 6PentureLongue bande de fer fixée sur le vantail, terminée par un œil qui tourne autour du gond. Visible sur la face, elle tient la porte et la décore ; en fer forgé, son extrémité est souvent travaillée.
- 7VerrouTige de métal qui coulisse pour bloquer un vantail. Sur une porte à deux vantaux, des verrous en haut et en bas tiennent le vantail qui reste fermé.
Portail battant à deux vantaux
Le portail vu de l'intérieur : les gonds sortis des piliers, les barres et les écharpes écartées des lames, les pentures et le verrou retirés. Chaque écharpe part du bas, côté gonds.
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Table de ferme
- 1PlateauPartie horizontale d'une table, faite de planches assemblées. Son épaisseur et son chant donnent l'allure de la table.
- 2ChantFace étroite d'une planche, sur sa longueur. Le chant d'un plateau de table peut être droit, arrondi ou laissé brut.
- 3CeintureCadre de bois placé sous le plateau, qui relie les pieds entre eux et rigidifie la table.
- 4PiètementEnsemble de ce qui porte le plateau : pieds, tréteaux, ceinture, entretoise. Il peut être en bois massif ou en métal.
- 5EntretoiseBarre qui relie les pieds d'une table ou d'un meuble près du sol, pour les empêcher de s'écarter.
- 6TenonPartie amincie au bout d'une pièce de bois, taillée pour entrer exactement dans une mortaise. C'est l'assemblage des traverses dans les montants.
- 7MortaiseCavité rectangulaire creusée dans une pièce pour recevoir un tenon. Tenon et mortaise forment l'assemblage le plus courant de la menuiserie traditionnelle.
- 8ChevillePetite tige de bois dur enfoncée à travers un tenon et sa mortaise. Elle bloque l'assemblage sans colle ; sa tête reste visible sur la face.
Table de ferme
Le plateau soulevé, les pieds écartés : on voit les tenons de la ceinture et des entretoises, la mortaise qui les reçoit et la cheville qui bloque l'assemblage.
Touchez ou survolez une pièce du dessin : sa définition s'affiche ici.
Meuble à tiroir
- 1CaissonCorps d'un meuble (côtés, dessus, fond), qui reçoit les portes, les tiroirs et les tablettes.
- 2MoulureProfil décoratif taillé dans le bois, en creux ou en relief, le long d'un bâti, d'un panneau ou d'un chambranle.
- 3OngletCoupe à 45 degrés de deux pièces qui se rejoignent en angle, comme sur un cadre de miroir ou un chambranle.
- 4Rainure et languetteLa rainure est une entaille longue et étroite creusée dans le chant d'une pièce ; la languette est la partie saillante de la pièce voisine, qui s'y emboîte. Les lames d'une porte ou d'un plancher s'assemblent ainsi.
- 5TablettePlanche horizontale d'une bibliothèque ou d'un placard. En vieux bois épais, elle porte des livres sans fléchir.
- 6PlintheBande de bois au bas d'un meuble ou d'un mur, qui protège des coups et finit la pièce au ras du sol.
- 7Queue d'arondeAssemblage en forme de queue d'hirondelle, évasé, qui ne peut se défaire que dans un sens. On le voit aux angles des tiroirs et des caissons de meubles.
Meuble à tiroir
Le caisson ouvert : côtés écartés, dessus et corniche soulevés, tablette, plinthe et tiroir sortis vers l'avant. Le tiroir montre ses queues d'aronde, le côté sa rainure.
Touchez ou survolez une pièce du dessin : sa définition s'affiche ici.
Le bois, de la bille à la planche
- 1CerneAnneau visible sur la coupe d'un tronc : chacun correspond à une année de croissance. Des cernes serrés font un bois dense et stable.
- 2Aubier et cœurL'aubier est la partie claire et tendre sous l'écorce ; le cœur (ou duramen) est la partie centrale, plus dure et plus durable, que l'on garde pour les pièces exposées.
- 3Fente et gerceOuvertures du bois dues au séchage : la gerce est une petite fissure en surface, la fente traverse davantage. Sur le vieux bois, elles sont stabilisées et font partie de son histoire.
- 4Débit sur quartier, sur dosseFaçons de scier un tronc. Sur quartier, la planche est coupée vers le cœur : elle est plus stable et montre des maillures. Sur dosse, elle est coupée parallèlement : elle montre de larges dessins en flammes.
- 5Fil du boisSens des fibres du bois, dans la longueur de l'arbre. On rabote dans le sens du fil pour ne pas arracher les fibres.
- 6NœudTrace d'une branche dans la planche. Sur le vieux bois, les nœuds font partie du caractère de la pièce.
- 7ChantFace étroite d'une planche, sur sa longueur. Le chant d'un plateau de table peut être droit, arrondi ou laissé brut.
- 8Flache (bord naturel)Bord d'une planche qui garde la forme de l'arbre, sans être équarri. Un plateau à bord naturel en anglais se dit live edge.
Le bois, de la bille à la planche
Le bout d'une bille de chêne, avec ses cernes, son aubier et une fente, et deux planches sorties de la bille : l'une débitée sur quartier, l'autre sur dosse, qui garde la forme de l'arbre sur son bord.
Touchez ou survolez une pièce du dessin : sa définition s'affiche ici.
Tous les mots, par thème.
La porte et son cadre
Le nom de chaque pièce d'une porte en bois, du cadre fixé dans le mur jusqu'au vantail qui s'ouvre.
- Dormant
Cadre fixe, scellé ou vissé dans la maçonnerie, contre lequel la porte vient se fermer. Il porte les gonds ou les paumelles et la gâche de la serrure. Sur une porte d'entrée, le dormant est en bois massif, souvent dans la même essence que la porte.
Voir sur le schéma- Huisserie
Nom donné au dormant d'une porte d'intérieur : le cadre posé dans la cloison, sur lequel la porte est ferrée. Elle est souvent cachée par un chambranle.
- Vantail (ou ouvrant)
Partie mobile de la porte, qui pivote ou coulisse. Une porte à deux vantaux s'ouvre en deux parties ; l'une est souvent tenue fermée par des verrous et ne s'ouvre que pour passer un meuble.
Voir sur le schéma- Bâti
Ossature d'un vantail, faite de montants et de traverses assemblés à tenons et mortaises. Le bâti tient les panneaux ou les lames et garde la porte d'équerre.
- Montant
Pièce verticale d'un bâti. Le montant de ferrage porte les gonds ou les paumelles ; le montant de serrure, de l'autre côté, reçoit la serrure et la poignée.
Voir sur le schéma- Traverse
Pièce horizontale assemblée entre deux montants : traverse haute, traverse intermédiaire (ou traverse de serrure) et traverse basse, en général la plus large pour résister aux chocs et à l'humidité du sol.
Voir sur le schéma- Panneau
Remplissage d'une porte à bâti, logé dans les rainures des montants et des traverses sans y être collé, pour que le bois puisse jouer avec les saisons sans fendre.
Voir sur le schéma- Plate-bande
Bord aminci en biseau d'un panneau, qui lui permet d'entrer dans la rainure du bâti et donne à la porte son relief. On parle de panneau à plate-bande.
Voir sur le schéma- Lame
Planche étroite et longue, assemblée à ses voisines, en général par rainure et languette. Une porte à lames est faite de lames verticales ou horizontales, sur des barres ou sur un doublage.
Voir sur le schéma- Parement
Face visible d'une porte ou d'un meuble. Une porte d'entrée a un parement extérieur, exposé au temps, et un parement intérieur, côté maison.
- Doublage
Second rang de lames fixé sur la face intérieure d'une porte à lames, souvent croisé avec le premier : lames verticales à l'extérieur, lames horizontales à l'intérieur, cloués ensemble à l'ancienne. Le doublage rend la porte plus rigide, plus isolante, et lui donne deux visages.
Voir sur le schéma- Barre
Traverse clouée ou vissée en travers des lames d'une porte sans bâti (porte de cave, portillon, volet). Une porte en a deux ou trois.
Voir sur le schéma- Écharpe
Pièce oblique placée entre deux barres, qui forme le Z d'une porte à lames et l'empêche de s'affaisser. Elle part du bas, côté gonds, et monte vers le côté de la serrure.
Voir sur le schéma- Seuil (ou pièce d'appui)
Partie basse de l'ouverture, en pierre ou en bois, sur laquelle la porte se ferme. Il est légèrement incliné vers l'extérieur pour rejeter l'eau.
Voir sur le schéma- Rejet d'eau (ou jet d'eau)
Pièce moulurée fixée au bas de la face extérieure d'une porte d'entrée, qui éloigne l'eau de pluie du seuil et protège le bas du vantail.
Voir sur le schéma- Feuillure
Entaille en angle droit le long d'une pièce. Celle du dormant arrête la porte quand elle se ferme et coupe le passage de l'air.
Voir sur le schéma- Imposte
Partie fixe au-dessus d'une porte, vitrée, grillagée ou pleine, souvent cintrée. Elle fait entrer la lumière quand la porte est fermée.
Voir sur le schéma- Cintre
Partie haute en arc d'une porte ou d'une ouverture. Une porte cintrée suit la courbe de la maçonnerie : chaque lame est tracée et coupée pour l'épouser.
- Châssis vitré
Partie vitrée d'une porte, tenue dans un cadre de bois. Il peut occuper le haut du vantail, ou tout le vantail, protégé ou non par une grille.
Voir sur le schéma- Persiennes
Lames inclinées fixées entre les montants, qui laissent passer l'air sans laisser voir à travers. On en fait des volets et des portes de placard.
- Moulure
Profil décoratif taillé dans le bois, en creux ou en relief, le long d'un bâti, d'un panneau ou d'un chambranle.
Voir sur le schéma- Linteau
Pièce horizontale, en pierre, en bois ou en acier, qui porte la maçonnerie au-dessus d'une ouverture.
Voir sur le schéma- Tableau et ébrasement
Côtés de l'ouverture dans l'épaisseur du mur. Quand ils s'évasent vers l'intérieur, on parle d'ébrasement. La porte se mesure tableau à tableau.
Voir sur le schéma- Chambranle
Encadrement, souvent mouluré, posé autour d'une porte d'intérieur. Il cache la jonction entre l'huisserie et le mur.
- Poussant droit, poussant gauche
Sens d'ouverture d'une porte. On se place du côté où la porte s'ouvre en la poussant : si les gonds sont à droite, c'est un poussant droit ; à gauche, un poussant gauche.
- Porte coulissante de grange
Porte suspendue à un rail fixé au mur, qui glisse le long de la cloison au lieu de pivoter. Elle libère la place qu'occuperait une porte battante.
Ferrures et quincaillerie
Les pièces de métal qui font tourner, fermer et décorer une porte. Sur le vieux bois, elles sont souvent forgées.
- Ferrures
Ensemble des pièces métalliques d'une porte ou d'un portail : pentures, gonds, verrous, serrure, clous. Ferrer une porte, c'est poser ces pièces.
- Penture
Longue bande de fer fixée sur le vantail, terminée par un œil qui tourne autour du gond. Visible sur la face, elle tient la porte et la décore ; en fer forgé, son extrémité est souvent travaillée.
Voir sur le schéma- Gond
Axe en fer coudé, scellé dans la maçonnerie ou vissé dans le dormant, sur lequel tourne la penture. On dégonde une porte en la soulevant.
Voir sur le schéma- Paumelle
Charnière en deux parties, l'une sur le dormant, l'autre sur le vantail, réunies par un axe. Plus discrète qu'une penture, elle sert surtout aux portes d'intérieur.
Voir sur le schéma- Clou forgé
Clou à tête martelée à la main. Sur une porte doublée, il traverse les deux rangs de lames ; sa pointe est traditionnellement rabattue côté intérieur pour serrer les deux épaisseurs. Ses rangées dessinent le décor de la porte.
Voir sur le schéma- Serrure à larder
Serrure encastrée dans l'épaisseur du montant de serrure : seuls la têtière, la poignée et l'entrée de clé restent visibles.
Voir sur le schéma- Serrure en applique
Serrure vissée sur la face intérieure du vantail, dans un boîtier apparent. C'est la serrure des portes anciennes, souvent conservée ou restaurée sur le vieux bois.
- Gâche
Pièce fixée sur le dormant, qui reçoit le pêne de la serrure quand la porte est fermée.
- Entrée de clé
Plaque de métal percée qui encadre le trou de la serrure et protège le bois autour.
Voir sur le schéma- Heurtoir
Anneau ou marteau de fer fixé sur la face extérieure d'une porte d'entrée, qui sert à frapper. Il est aujourd'hui surtout décoratif.
Voir sur le schéma- Loquet
Fermeture simple : une barre de fer pivotante qui retombe dans un crochet fixé sur le dormant. On le soulève avec le pouce ou une poignée.
Voir sur le schéma- Verrou
Tige de métal qui coulisse pour bloquer un vantail. Sur une porte à deux vantaux, des verrous en haut et en bas tiennent le vantail qui reste fermé.
Voir sur le schéma
Assemblages
Les façons de réunir deux pièces de bois pour qu'elles tiennent sans bouger, souvent sans colle ni vis.
- Tenon
Partie amincie au bout d'une pièce de bois, taillée pour entrer exactement dans une mortaise. C'est l'assemblage des traverses dans les montants.
Voir sur le schéma- Mortaise
Cavité rectangulaire creusée dans une pièce pour recevoir un tenon. Tenon et mortaise forment l'assemblage le plus courant de la menuiserie traditionnelle.
Voir sur le schéma- Cheville
Petite tige de bois dur enfoncée à travers un tenon et sa mortaise. Elle bloque l'assemblage sans colle ; sa tête reste visible sur la face.
Voir sur le schéma- Rainure et languette
La rainure est une entaille longue et étroite creusée dans le chant d'une pièce ; la languette est la partie saillante de la pièce voisine, qui s'y emboîte. Les lames d'une porte ou d'un plancher s'assemblent ainsi.
Voir sur le schéma- Queue d'aronde
Assemblage en forme de queue d'hirondelle, évasé, qui ne peut se défaire que dans un sens. On le voit aux angles des tiroirs et des caissons de meubles.
Voir sur le schéma- Onglet
Coupe à 45 degrés de deux pièces qui se rejoignent en angle, comme sur un cadre de miroir ou un chambranle.
Voir sur le schéma
Le bois
Les mots pour décrire la matière : comment l'arbre a poussé, comment la planche a été sciée, ce que le temps y a laissé.
- Bois de réemploi
Bois qui a déjà servi (poutres, planchers, bardages, portes, wagons) et qui est démonté, trié et retravaillé pour une nouvelle pièce. C'est la matière de l'atelier.
- Patine
Couleur et aspect que le bois prend avec les années, la lumière, l'usage. Le vieux bois se travaille pour garder sa patine au lieu de l'effacer.
- Fil du bois
Sens des fibres du bois, dans la longueur de l'arbre. On rabote dans le sens du fil pour ne pas arracher les fibres.
Voir sur le schéma- Cerne
Anneau visible sur la coupe d'un tronc : chacun correspond à une année de croissance. Des cernes serrés font un bois dense et stable.
Voir sur le schéma- Nœud
Trace d'une branche dans la planche. Sur le vieux bois, les nœuds font partie du caractère de la pièce.
Voir sur le schéma- Aubier et cœur
L'aubier est la partie claire et tendre sous l'écorce ; le cœur (ou duramen) est la partie centrale, plus dure et plus durable, que l'on garde pour les pièces exposées.
Voir sur le schéma- Débit sur quartier, sur dosse
Façons de scier un tronc. Sur quartier, la planche est coupée vers le cœur : elle est plus stable et montre des maillures. Sur dosse, elle est coupée parallèlement : elle montre de larges dessins en flammes.
Voir sur le schéma- Chant
Face étroite d'une planche, sur sa longueur. Le chant d'un plateau de table peut être droit, arrondi ou laissé brut.
Voir sur le schéma- Fente et gerce
Ouvertures du bois dues au séchage : la gerce est une petite fissure en surface, la fente traverse davantage. Sur le vieux bois, elles sont stabilisées et font partie de son histoire.
Voir sur le schéma- Flache (bord naturel)
Bord d'une planche qui garde la forme de l'arbre, sans être équarri. Un plateau à bord naturel en anglais se dit live edge.
Voir sur le schéma- Plancher de wagon
Épaisses planches de chêne ou de bois exotique qui formaient le sol des wagons de marchandises, marquées par les charges et les années. Elles font des plateaux et des étagères très solides.
- Bois thermo traité
Bois chauffé à haute température, sans produit chimique, qui devient plus stable et résiste mieux à l'humidité. Il prend une teinte brune.
- Bois brut
Bois laissé tel quel, non raboté et sans finition, avec ses marques d'outils et sa surface d'origine.
Gestes et finitions
Ce que fait le menuisier une fois la pièce assemblée, pour la protéger sans masquer le bois.
- Débit
Découpe des planches aux dimensions de la pièce. Sur le vieux bois, le débit se décide après avoir lu chaque planche : nœuds, fentes, clous anciens.
- Rabotage
Passage du rabot pour dresser une planche, la mettre d'épaisseur ou en adoucir la surface. On peut raboter légèrement pour garder la patine.
- Brossage
Passage d'une brosse métallique qui creuse les parties tendres du bois et fait ressortir les veines. Il donne un toucher vieilli.
- Huile
Finition qui pénètre dans le bois, le nourrit et le protège en gardant un aspect mat et naturel. Elle se renouvelle facilement.
- Cire
Finition traditionnelle passée en couche fine puis lustrée. Elle donne au bois un toucher doux et une légère brillance.
- Chaulage (céruse)
Finition qui dépose un pigment blanc dans les veines du bois, pour un aspect clair et grisé.
Tables, meubles et portails
Le vocabulaire des autres pièces de l'atelier.
- Plateau
Partie horizontale d'une table, faite de planches assemblées. Son épaisseur et son chant donnent l'allure de la table.
Voir sur le schéma- Ceinture
Cadre de bois placé sous le plateau, qui relie les pieds entre eux et rigidifie la table.
Voir sur le schéma- Piètement
Ensemble de ce qui porte le plateau : pieds, tréteaux, ceinture, entretoise. Il peut être en bois massif ou en métal.
Voir sur le schéma- Entretoise
Barre qui relie les pieds d'une table ou d'un meuble près du sol, pour les empêcher de s'écarter.
Voir sur le schéma- Tréteaux
Supports en forme de chevalet sur lesquels repose le plateau d'une table de ferme.
- Caisson
Corps d'un meuble (côtés, dessus, fond), qui reçoit les portes, les tiroirs et les tablettes.
Voir sur le schéma- Tablette
Planche horizontale d'une bibliothèque ou d'un placard. En vieux bois épais, elle porte des livres sans fléchir.
Voir sur le schéma- Plinthe
Bande de bois au bas d'un meuble ou d'un mur, qui protège des coups et finit la pièce au ras du sol.
Voir sur le schéma- Portail battant, coulissant, basculant
Trois façons d'ouvrir un portail : battant, ses vantaux pivotent sur des gonds ; coulissant, il glisse sur un rail le long de la clôture ; basculant, il se relève vers le haut, comme une porte de garage.
- Portillon (ou porte piétonne)
Petite porte d'un seul vantail pour le passage à pied, séparée du portail ou intégrée dans l'un de ses vantaux.
- Pilier
Poteau de maçonnerie ou de bois de chaque côté d'un portail, dans lequel sont scellés les gonds.
Voir sur le schéma
Vos questions sur le vocabulaire des portes.
Comment s'appellent les différentes parties d'une porte ?
Une porte se compose d'un dormant, le cadre fixé dans le mur, et d'un vantail, la partie qui s'ouvre. Le vantail est fait soit d'un bâti (montants et traverses) qui tient des panneaux, soit de lames assemblées sur des barres ou sur un doublage. S'y ajoutent les ferrures : pentures ou paumelles, gonds, serrure, gâche.
Quelle est la différence entre un dormant et une huisserie ?
Les deux désignent le cadre fixe dans lequel la porte se ferme. On parle plutôt de dormant pour une porte d'entrée ou une fenêtre, et d'huisserie pour une porte d'intérieur posée dans une cloison.
Comment savoir si une porte est poussant droit ou poussant gauche ?
Placez-vous du côté où vous poussez la porte pour l'ouvrir. Si les gonds ou les paumelles sont à votre droite, c'est un poussant droit ; à votre gauche, un poussant gauche. C'est l'une des informations à nous donner pour une porte sur mesure.
Qu'est-ce qu'une porte doublée ?
C'est une porte à lames faite de deux rangs de planches croisés : des lames verticales sur la face extérieure, un doublage en lames horizontales sur la face intérieure, cloués ensemble par des clous forgés. C'est la construction traditionnelle des portes d'entrée de mas et de bastides.
Un mot pour votre projet ?
Dormant, doublage, ferrures : décrivez-nous la porte que vous imaginez, nous la dessinons avec vous.
